A propos des Roms et de la statistique
En mars 2011, l’ERRC (European Roma Rights Center) publiait un rapport sur la « traite [des êtres humains] dans les communautés roms ». Intitulé « Breaking the Silence », ce rapport qui porte sur cinq pays d’Europe centrale et orientale (Roumanie, Bulgarie, République tchèque, Slovaquie et Hongrie), souhaite « attirer l’attention, tout en évitant la récupération politique et la stéréotypie » ( Foreword, p.1).
Dès l’introduction, les auteurs notent qu’« en dépit du manque de données officielles précises sur la traite et l’exploitation concernant les Roms, la présente recherche a documenté les perceptions répandues selon lesquelles les Roms étaient affectés par la traite des êtres humains et qu’ils étaient significativement sur-représentés parmi les personnes trafiquées dans certains pays » (p. 9).
En effet, selon les résultats de l’étude, les Roms représenteraient, en 2010, « 50-80 % des victimes du trafic d’êtres humains en Bulgarie, jusqu’à 70 % dans certaines régions de la Tchéquie, au moins 40 % en Hongrie, environ 50 % en Roumanie et au moins 60 % en Slovaquie » (p. 11).
D’où proviennent ces données ? Sur quelle(s) base(s) sont-elles construites ?
